Ce document est la version. PDF d’un support de présentation dans le cadre d’une table ronde du PNF L’EAC dans les murs de l’Ecole le 21 et 22 Janvier 2025.

L’intitulé de la table était : à  quels principes l’EAC obéit-elle lors de sa déclinaison en école, collège, lycée ? L’intervention abordait des invariants à l’implantation locale d’une politique d’EAC.

Ce qui suit est, en quelque sorte, la synthèse d’observations de terrain, d’entretiens avec des acteurs de l’EAC, de missions dédiées, d’éléments issus de la recherche se développant sur le sujet. J’y apporte quelques compléments dégagés de mes propres articles produits sur certains aspects de cette politique publique.

Avant d’être traduite opérationnellement en un agencement de dispositifs, de projets, d’actions (et chacun de ces termes usités mériterait d’être défini et situé dans les modalités de cette politique), l’EAC s’ancre dans une épistémologie. Celle-ci se construit progressivement, au fil de son invention.

Nombre d’éléments d’une telle épistémè procèdent, à la fois historiquement et simultanément, des évolutions des enseignements artistiques obligatoires et de celles de l’EAC. Ces transformations, comme l’ambition de généraliser l’éducation artistique (il s’agit alors d’une problématique de massification dès lors qu’il faut toucher 100 % des élèves et de réitérer les situations et les activités proposées), s’arriment sur des principes cardinaux. Elles les font vivre localement.

Ces principes, rappelés et décrits ci-après, apparaissent communs aux acteurs de l’EAC, dans et hors l’École. Ils forment — plus ou moins explicitement — un ensemble d’ancrages fédérateurs, dans les différents temps et espaces de la mise en œuvre de l’EAC, pour les enfants comme tout au long de la vie.

Il convient de rappeler que ces principes relèvent d’un ensemble de normes définissant des droits : culturels, plus largement humains, relevant du niveau international comme français (cf. le Code de l’éducation). L’EAC, normativement, s’inscrit donc dans du droit commun (voir annexe de ce diaporama). Ce point gagne à ne pas être perdu de vue.

Le document repose sur deux schémas.

Le premier repère des visées et des paradigmes, des engagements socio-moraux, des modalités éducatrices. D’une certaine manière, cette structuration permet de tracer une cartographie de grands principes de l’EAC. Elle se décline jusqu’à des ordres « pré-opérationnels » (cf. modalités éducatrices). Les 3 grands principes y étant énoncés ne sont pas des slogans. Ils recouvrent des réalités repérables, dans certains cas mesurables.

Ainsi :

— la démocratisation, ambition de cette politique publique, a trouvé sa forte traduction dans l’objectif donné du 100 % EAC,

— l’éducabilité relève fondamentalement de la promesse républicaine de l’École (l’EAC n’est pas une question de « don » ou de « prédisposition naturelle », elle engage de la pédagogie pour sous-tendre une transmission),

— la pluralité est au cœur du réacteur de l’EAC qui couvre des champs divers selon des approches diverses.

Le second schéma propose une seconde cartographie de ces invariants. Il est possible de les repérer, tout ou partie, dans un projet d’EAC. Ils peuvent servir à analyser ou situer un projet en cours de construction.

Dans ce cas, il serait possible de transformer les encadrés en possibles questions. Par exemple : notre projet reconnaît-il l’intelligence sensible et l’élève comme une personne sensible ? Le sensible (des pratiques artistiques) nourrit-il les apprentissages que nous visons ? Etc. ?

Le document est téléchargeable

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L’auteur

Christian Vieaux est un expert institutionnel en enseignements et éducation artistiques. Il vit et travaille en France.